iPad : la tablette tactile d’appel

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VIDÉO – Après un an de rumeurs folles, Steve Jobs, a présenté mercredi son nouvel appareil tactile, une alternative aux netbooks et aux e-readers basé sur une ergonomie proche de l’iPhone. Il sera vendu à partir de 499 dollars.

Après un an de folles rumeurs et un silence quasiment absolu d’Apple, la firme a dévoilé son nouveau produit phare : une tablette tactile, présentée comme l’oeuvre majeure de Steve Jobs, le charismatique patron d’Apple, qui en a fait lui-même la démonstration, mercredi à San Francisco. Le marketing du silence mis en place par Apple a fonctionné jusqu’au bout, le mystère a plané, malgré des floppées de rumeurs et un enthousiasme sans précédent dans la communauté high tech.

A première vue, l’objet présenté par Steve Jobs ressemble vraiment à un gros iPhone de 10 pouces. Seule différence, ou presque : la bordure et le dos métallisés de l’appareil. C’est une tablette, sur laquelle on retrouve des icônes semblables à celles du smartphone. Elle permet d’afficher des pages web de manière plus confortable, de recevoir des mails, de gérer un calendrier, et possède un clavier virtuel.

L’appareil est toutefois plus complexe et visiblement plus puissant (Voir la vidéo de notre essai). Il possède un vrai gestionnaire de mails avec plusieurs colonnes et tire partie de sa taille pour permettre une navigation plus simple. Le clavier gagne aussi à cette taille, puisqu’on peut taper à deux mains et non plus seulement avec les pouces. En revanche, comme pour l’iPhone, la technologie Flash ne fontionne toujours pas. On note aussi que Google est le moteur de recherche par défaut.

Le New York Times sur la tablette Apple.
Une versions spéciale d’iTunes, le logiciel de lecture multimédia et d’achat de musique d’Apple, est disponible sur l’appareil, avec une ergonomie adaptée à la navigation tactile. Une pression du doigt affiche en plein écran une image de l’album désiré, qu’on peut acheter d’un clic. De même, il est possible d’acheter des films directement pour la tablette.

Steve Jobs a ensuite dévoilé quelques caractéristiques techniques : un écran de 9,7 pouces, une autonomie 10 heures (et d’un mois en veille), un processeur d’un gigahertz conçu pour la première fois par Apple, le Bluetooth, le GPS, de 16 à 64 gigas de stockage en Flash, un accéléromètre et une boussole, un micro et des hauts-parleurs, pour un poids de 680 grammes et une épaisseur d’1,27 centimètre. L’iPad fonctionne avec le système d’exploitation iPhone OS 3.2. Sa sortie, en version WiFi, est prévue pour avril.

Les caractéristiques complètes sur le site d’Apple

L’appareil profitera pleinement des plus de 100.000 applications iPhone disponibles sur l’App Store, qui fonctionneront toutes sur l’iPad. Les programmeurs peuvent dès à présent lancer de nouvelles applications sur ce support. Sur scène, les démonstrations de quelques jeux vidéo sont tout à fait convaincantes.

Lecteur électronique de livres et suite bureautique
Apple était très attendu sur un produit qui jouerait le rôle de livre numérique et de lecteur pour la presse. Le New York Times a essuyé les plâtres en présentant une version de son site adapté à l’iPad. Les articles ressemblent à une mise en page papier, mais à la place d’une image fixe, on peut cliquer pour avoir une vidéo ou un diaporama, par exemple.

On attendait également de l’appareil qu’il fasse office de lecteur de livres électroniques et Apple ne déçoit pas en montrant son catalogue, iBooks, proche d’iTunes. Le livre se manipule à l’aide d’un doigt et bénéficie de la haute définition de l’écran de l’iPad. Selon Steve Jobs, iBooks a déjà des partenariats avec «cinq des plus grands éditeurs du monde».

Apple a également adapté sa suite logicielle, iWork, à cette tablette tactile, qui peut donc être utilisée pour entrer du texte, créer un tableau ou une présentation de manière très simple, à en croire la démonstration effectuée par Phil Shiller, patron du marketing d’Apple. Comme l’iPhone, l’iPad ne sera pas multitâches, ce qui ne lui permet pas d’avoir plusieurs applications ouvertes simultanément.

Le système permet de créer facilement des présentations graphiques. C’est l’occasion de montrer une autre innovation : le clavier de l’iPad s’adapte suivant le contexte. Ainsi, pour entrer des chiffres, il devient un simple pavé numérique avec quelques options. Le prix de la suite iWork sera de 9 dollars par logiciel. Il y en aura trois au total. Une manière de créer un standard de prix pour les futures applications tierces ?

Un appareil qui ringardise les netbooks

Le dock de chargement de l’appareil comporte un clavier.
Steve Jobs revient sur scène pour préciser que l’iPad aura bien une connexion wi-fi à chaque fois. Mais il y aura deux modèles, l’un possédant la technologie 3G et l’autre non. Steve Jobs annonce, aux Etats-Unis et avec l’opérateur AT&T, des forfaits à 14,99 dollars pour une connexion limitée et de 29,99 dollars pour de l’illimité, le tout sans engagement .

En France, on ne sait pas encore qui héritera de ce nouveau marché potentiellement juteux. L’appareil sera vendu sans être bloqué chez un opérateur et devrait arriver dans le reste du monde en juin.

Surprise, enfin quant au prix. Alors qu’on l’annonçait aux alentours de 1.000 dollars, l’iPad sera fixé à partir de 499 dollars (pour une mémoire de 16 gigas sans connexion 3G) et jusqu’à 829 pour du 64 gigas avec connexion 3G. De quoi rivaliser avec le marché des netbooks.

Petit plus, avec le dock de chargement de l’appareil, qui est doté d’un… clavier. Ce qui permet donc d’utiliser la tablette de manière similaire à un PC lorsqu’on peut s’assoir quelque part. Encore une pierre dans le jardin des netbooks.

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